Ébinto : le film ivoirien fait salle comble à Paris
Le film ivoirien Ébinto, adapté du roman Les Frasques d’Ébinto d’Amadou Koné, a rempli le Grand Rex à Paris. Quatre autres dates de projection dans la capitale française affichent complet.
L’avant-première parisienne a enregistré 2 509 entrées, selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP). Produit par Charly Kodjo et réalisé par Luc Gnépa, le long métrage a été tourné en Côte d’Ivoire avec des acteurs ivoiriens. La salle a réuni des spectateurs ivoiriens, africains et d’autres nationalités.
La sortie nationale a été fixée au 15 octobre 2026, avec des projections dans les salles Pathé d’Abidjan. Cette réception s’ajoute à celle obtenue en Côte d’Ivoire. L’avant-première d’Abidjan avait attiré un large public, et les séances supplémentaires programmées dans les salles d’Abidjan et de Bouaké affichent toutes complet, selon les organisateurs.
Un retour dans les années 1960 et 1970
Le producteur et le réalisateur ont travaillé les décors, les costumes et les choix de mise en scène pour restituer l’atmosphère des années 1960 et 1970. Le public est invité à assister aux projections en tenue d’époque, une consigne relayée par la communication du film.
Le film est sorti en Côte d’Ivoire le 15 octobre 2026. Les projections se sont poursuivies à Abidjan et à Bouaké, avant l’escale parisienne, qui a prolongé une tournée de promotion entamée dans le pays.
Le récit suit un jeune homme venu d’un village pour poursuivre ses études secondaires à Grand-Bassam. Sa rencontre avec une jeune fille d’un milieu aisé, puis une grossesse inattendue, bouleversent sa trajectoire. Grand-Bassam, ancienne capitale coloniale, sert de décor au film.
Une première pour NCI Création
Ébinto constitue la première coproduction de long métrage de NCI Création, après les séries Castes, Les Amours interdites, L’Agence et Zanka. La structure entend accompagner les talents ivoiriens et ouvrir de nouveaux débouchés à leurs œuvres.
Le directeur général de NCI, Ange Fabien Guei, présent au Grand Rex aux côtés de la directrice de la fiction, Sandra Coulibaly Camara, a salué le travail du producteur, du réalisateur et des équipes techniques.
Le film est projeté dans plusieurs salles du réseau Pathé, selon la billetterie du groupe. Le film poursuit son exploitation en salles, avec des séances annoncées en Côte d’Ivoire et en France. Sa réussite pourrait peser sur les prochains projets de fiction ivoirienne, dans un secteur où les séries locales ont déjà trouvé leur public, comme l’a montré le débat autour de la saison 2 de Maquisards.
