Doropo : 148 milliards FCFA mobilisés pour la mine d’or
Sept banques ivoiriennes ont mobilisé 148 milliards de FCFA pour construire la mine d’or de Doropo, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. La première production est attendue en 2028.
Les conventions de financement ont été signées mardi 3 novembre à Abidjan. Le montant couvre près de la moitié du capital nécessaire au projet, selon Linfodrome et 7info.
Les établissements se sont réunis au sein d’un pool bancaire. Cette formule permet de partager le risque et de réunir une somme qu’aucune banque locale ne pourrait porter seule.
Un signal pour le secteur minier
Le financement montre la capacité des banques ivoiriennes à accompagner un projet industriel de grande taille. Il intervient dans un secteur où les capitaux viennent souvent de l’étranger.
L’or reste l’un des premiers produits d’exportation du pays. Les cours élevés du métal ont relancé l’intérêt pour les gisements ivoiriens, dans un contexte de demande mondiale soutenue.
Ce que le projet doit changer sur place
La construction d’une mine mobilise des emplois, des routes et des équipements. Elle génère aussi des recettes fiscales et des redevances pour l’État et les collectivités.
Les projets miniers soulèvent toutefois des attentes en matière d’emploi local et de respect de l’environnement. Les populations des zones concernées demandent des retombées concrètes, au-delà des promesses.
La première production prévue en 2028 laisse deux ans de travaux. Le calendrier dépendra du rythme des investissements et des autorisations administratives.
Les travaux doivent s’étendre jusqu’en 2028. Le financement a été signé à Abidjan, en présence des dirigeants des banques concernées. La mine se situe dans le nord-est du pays, une zone encore peu industrialisée.
Les banques ivoiriennes cherchent à diversifier leurs engagements, longtemps concentrés sur le commerce et les services.
Le projet pourrait attirer d’autres investisseurs dans la région. Les autorités misent sur les infrastructures minières pour désenclaver le nord-est. La mine produira de l’or destiné à l’exportation, comme les autres sites du pays.
Le secteur minier ivoirien attire des opérateurs étrangers depuis une quinzaine d’années maintenant.
Une filière sous surveillance
Les prix de l’or restent volatils. Une baisse durable des cours pourrait fragiliser le montage financier, alors que les banques ont engagé des sommes importantes.
Le projet s’inscrit dans une stratégie de diversification économique, portée par les matières premières. Le projet reste soumis aux autorisations administratives et environnementales. Il rappelle aussi la dépendance du pays aux cours mondiaux, un risque déjà visible sur le marché du pétrole.
