CPIA 2025 : la Côte d’Ivoire deuxième sur 40 pays africains

CPIA 2025 : la Côte d’Ivoire deuxième sur 40 pays africains

Avec une note de 4 sur 6, la Côte d’Ivoire se classe deuxième du CPIA 2025, derrière le Rwanda et devant tous les autres pays d’Afrique de l’Ouest. La Haute Autorité pour la bonne gouvernance a salué ce résultat jeudi 5 novembre à Abidjan.

Le CPIA, évaluation des politiques et des institutions en Afrique, est produit chaque année par la Banque mondiale. Il porte sur 40 pays d’Afrique subsaharienne éligibles à l’Association internationale de développement, le guichet concessionnel de l’institution.

La note ivoirienne progresse : 3,9 en 2024, 4 en 2025. La moyenne régionale s’établit à 3,1. Ce classement ne couvre donc pas l’ensemble du continent, et ne mesure pas la gouvernance de pays non éligibles à ces financements. Le CPIA note seize critères répartis en quatre groupes.

Transparence et gestion publique

Dans le détail, le pays maintient une note de 4 sur 6 pour la transparence, la redevabilité et la corruption dans le secteur public. Le volet consacré à la gestion du secteur public et aux institutions obtient 3,8 sur 6.

Ces deux critères pèsent lourd dans l’accès aux financements concessionnels. Une note stable ou en hausse rassure les bailleurs, tandis qu’un recul peut renchérir le coût des emprunts et retarder des décaissements.

La Haute Autorité pour la bonne gouvernance a appelé à poursuivre les réformes autour de quatre priorités : la transparence, la responsabilisation, la modernisation de l’administration et la prévention de la corruption.

Une stratégie jusqu’en 2028

L’institution pilote la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2024-2028, adoptée en Conseil des ministres le 12 juin 2024. Le classement lui fournit un point d’appui, sans garantir à lui seul des résultats sur le terrain.

La comparaison avec le Rwanda, premier du classement, montre l’écart qui reste à combler. Elle indique aussi une tendance : les pays qui ont le plus progressé sont ceux qui ont inscrit la gestion publique dans une trajectoire de long terme, avec des indicateurs suivis. Le Rwanda sert de référence aux autres pays de la région. Ces notes sont publiées chaque année par l’institution.

Pour les entreprises, l’enjeu est concret. Une administration plus prévisible réduit les délais, les paiements informels et l’incertitude sur les contrats. C’est souvent ce que regardent les investisseurs avant de s’engager. Le document sert aussi de base aux discussions avec les bailleurs.

Le pays reste par ailleurs confronté à des défis de gouvernance locale, dans un contexte de décentralisation encore jeune. Pour suivre les questions institutionnelles, voir notre rubrique Politique.

Sources

Ange Kanga

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