Nigeria : la justice écarte Atiku Abubakar de la présidentielle

Nigeria : la justice écarte Atiku Abubakar de la présidentielle

La justice nigériane a invalidé la candidature d’Atiku Abubakar à la présidentielle du 16 janvier 2027, au lendemain du lancement de sa campagne. L’ancien vice-président dénonce une manœuvre politique.

La décision découle d’un conflit autour de la direction de son parti, le Congrès démocratique africain (ADC). La formation est prise dans une série de procédures judiciaires liées à des querelles internes, selon RFI.

Le parti conteste la décision et annonce un recours. Il dénonce une manœuvre politique, tandis que le pouvoir dément toute implication dans l’affaire.

Un candidat déjà présent en 2023

Atiku Abubakar, ancien vice-président du Nigeria, était arrivé deuxième à l’élection présidentielle de 2023, avec 29 % des voix, rappelle Le Monde. Il briguait une nouvelle fois le poste.

Sa candidature venait d’être lancée. L’invalidation intervient donc au moment où la campagne devait s’accélérer, à un peu plus de deux mois du scrutin.

Quelles conséquences pour l’opposition ?

L’ADC doit désormais choisir entre contester la décision en justice et présenter un autre candidat. Chaque option comporte des risques : un recours prolongerait l’incertitude, un remplacement affaiblirait la dynamique de campagne.

Cette affaire illustre la fragilité des formations d’opposition, exposées aux contentieux internes. Elle intervient dans un pays où les élections se jouent souvent devant les tribunaux autant que dans les urnes.

Les observateurs suivent aussi l’effet sur la participation. Une opposition divisée pourrait décourager une partie de l’électorat, dans un contexte économique difficile.

Le scrutin est prévu le 16 janvier 2027. La commission électorale n’a pas annoncé de report, et les autres candidats poursuivent leur campagne. Les élections législatives et locales se tiendront le même jour.

L’ADC est pris dans plusieurs contentieux internes. Des rivaux se disputent la direction du parti depuis des mois, et les tribunaux ont été saisis à plusieurs reprises. La décision de vendredi découle de l’un de ces dossiers.

Les recours peuvent prendre plusieurs mois. Une décision définitive pourrait intervenir après le scrutin, ce qui laisserait la campagne se dérouler sans l’un de ses principaux acteurs. Le pays reste marqué par une inflation élevée et des tensions sociales.

Cette affaire nourrit les critiques sur l’indépendance de la justice. Les opposants dénoncent des procédures utilisées pour écarter des candidats, ce que le pouvoir conteste.

Le calendrier électoral reste inchangé pour l’instant. La commission électorale n’a pas annoncé de modification, et les autres candidats poursuivent leur campagne. Ce type de contentieux est courant au Nigeria, où les dossiers politiques se règlent souvent en justice.

Sources

Ange Kanga

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